L’aube sera grandiose d’Anne-Laure Bondoux

J’ai lu ce livre dans les différentes salles d’attente de l’hôpital, d’où la photo.

Sinon, de quoi ça parle ?

Titania (sacré prénom, coucou William), auteur de romans policiers, emmène sa fille adolescente de force dans un voyage improvisé. La destination : une cabane où sa famille va enfin se reformer. Sauf que Nine, l’ado, n’a jamais entendu parler de cette famille. Une grand-mère ? Des oncles jumeaux ? Mais qui sont-ils ?

Titania a la nuit dans cette cabane pour tout lui raconter, son enfance vagabonde avec une mère fantasque et un frère génial mais malade. On revit à ses côtés les années 70, l’épopée des Verts mais aussi les mouvements anarchistes.

Je n’ai pas lâché le livre. On est happé par cette histoire, par les révélations de l’héroïne sur son passé et celui de sa famille. L’auteur nous fait revivre cette époque à talent.

Gros coup de cœur pour moi.

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D’un trait de fusain de Cathy Ytak

C’est l’histoire d’une émancipation. Celle de Marie Ange, lycéenne parisienne. Elle est artiste, en section arts et va découvrir, au contact de ses camarades, autre chose que les valeurs étriquées de ses parents.

Son meilleur ami va s’avérer être homosexuel. Le SIDA va hélas s’inviter dans leur vie.

Elle va s’engager auprès d’Act up et militer pour alerter la société française sur cette épidémie silencieuse (on est au début des années 1990) et pour une vraie prévention.

Coup de coeur

Appelle-moi par ton nom d’André Aciman

Alors, alors.

J’ai entendu parler du film, puis j’ai su que c’était une adaptation. Et que vois-je ? Que NetGalley France le propose. Je remercie Grasset d’avoir accepté de envoyer ce livre en service de presse numérique. C’est important de le dire car j’essuie pas mal de refus.

Je ne vais pas faire le résumé de l’histoire car on en a tous entendu parlé #grosbuzz

Je plante juste le décor.

Italie, 1987. Elio, 17 ans, va tomber raide dingue de désir et d’amour pour Oliver, 24 ans, un étudiant de son père. Ils vont nier leur attirance avant de l’accepter pour quelques semaines.

Ce roman est bouleversant. On pleure, on rit. On se laisse emporter par cet amour qui ne veut pas dire son nom, par ce désir ardent.

Après l’avoir terminé, on n’arrive pas à passer au livre suivant. Car Elio et Oliver nous hantent.

Je parle rarement du style des auteurs. La langue d’Andre Aciman est belle. Le traducteur a fait du bon travail.

Je viens de le commander pour le CDI du lycée. J’espère qu’il trouvera son public et qu’il touchera des élèves.

Fangirl de Rainbow Rowell

Cath, ado américaine, entre en fac. Cela la rend nerveuse car Wren, sa soeur jumelle, n’a pas voulu habiter avec elle. Or Wren est l’extravertie de la paire, Cath est quand à elle plus réservée. Elle vit pour l’écriture de ses fanfictions sur Simon Snow, héros d’une saga littéraire dans la lignée d’Harry Potter.

Sa coloc s’avère plus sympa de page en page et elle sympathise avec le copain de celle-ci, le gentil et omniprésent Lévi.

On apprend aussi que la vie de famille des deux sœurs n’est pas rose. Leur mère a quitté la maison quand elle avait 8 ans. Leur père les a élevé comme il a pu, entre burn out et bipolarité. On est loin de la famille américaine de rêve.

Cath va essayer de garder le cap toute cette année, entre sa soeur qui devient une vraie garce, l’aide de sa coloc et de Lévi, les hauts et les bas de son cours d’écriture.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Cath et Wren grandissent et mûrissent lors de cette 1ère année de fac. C’est assez réaliste. Et j’ai appris des choses sur l’univers de fanfictions. Je pense d’ailleurs lire Carry on qui est justement celle qu’écrit Cath dans ce livre et que Rainbow Rowell a sortie depuis.